Cette création met en scène l’innocence d’un enfant qui nous alerte sur la dégénérescence de la planète et se fait l’écho de la vie du dessous, dans l’invisible des immensités océaniques parmi les baleines où seul semble régner encore une harmonie originelle.

J’ai fait la découverte de cette terre Islande, l’année précédente, avec ma venue pour la création du spectacle LA PEAU . Nous avons voyagé par la coté ouest en voiture jusque dans le nord pour aller à la rencontre des baleines. C’était un voyage qui me me faisait penser au film Voyage au centre de La terre. La nature y est absolument préservée, encore en friche après les récentes éruptions volcaniques ou les scories volcaniques ont entamé leur lent processus de désintégration pour pouvoir nourrir progressivement les espèces végétales que nous connaissons, nous, sur nos continents depuis déjà fort longtemps. De nombreuses questions ne manquent pas de se poser. Quel est le processus de transformation de l’humanité? Vers ou quoi comment allons nous? Qu’avons nous fait depuis 70 ans pour transformer à ce point la planète et la mettre autant en danger. A voir ces baleines prendre autant de plaisir dans ces golfes nordiques, on pourrait s’imaginer que les fonds marins seraient peut-être le meilleur refuge pour s’extraire des pollutions mais bien sur que non. Ce monde sous marin a lui aussi ses lois naturelles qui peuvent être aussi dévastatrices que nos mondes civilisés. Néanmoins j’ai intuitivement fait l’association entre la beauté de l’expression humaine avec l’Originel, incarné ici par l’innocence d’une enfant et la grâce du monde vivant dans l’en dessous des eaux .

Cette création est un voyage dans l’invisible, celui des profondeurs marines sur lequel l’homme terrien lorgne, régie par des lois naturelles primitives, tout aussi décevantes que celle de nos sociétés mais loin des manigances avide infinies de l’homme.

marc joseph Sigaud

Ce spectacle s’inscrit dans la lignée des représentations composites significatives du travail créatif de marc joseph .